Avertissement: Ce site n'est plus maintenu à jour. Vous pouvez continuer à le consulter en archive.
Marseille ouvrière

Les Aygalades

jeudi 30 août 2012, par Jean-Marie Gustave

diaporama
#4954
diaporama
#4974
diaporama
#4984
diaporama
#4994
diaporama
#5004
diaporama
#5014
diaporama
#5024
diaporama
#5034
diaporama
#5044
diaporama
#5054
diaporama
#5064
diaporama
#5074
diaporama
#5084
diaporama
#5094
diaporama
#5104
diaporama
#5114
diaporama
#5124
diaporama
#5134
diaporama
#5144
diaporama
#5154
diaporama
#5184
diaporama
#5194
diaporama
#5214
diaporama
#5224

Ne cherchez pas la plage, touristes en maraude de curiosités, elle n’existe que dans le nom et peut-être sous les pavés. Ici triment les dockers, pêcheurs, navigateurs, tueurs-dépeceurs aux abattoirs tout proches. Les abattoirs ne pouvaient se trouver sur le Vieux-Port ou sur les allées du Prado. Ils devaient être greffés sous cette latitude du nord marseillais. Avec les abattoirs, toute une flopée d’entreprises exerçaient dans le coin : les tanneries, l’usine d’équarrissage, les bassins de décantation. Sur le front de mer, les entreprises de conserves et de poissonnerie. L’été, l’odeur y était insoutenable, et le passant s’activait à franchir ces frontières nauséeuses. Nous nous étions habitués. Partout l’odeur. Elle finissait par être imperceptible à notre odorat déjà sapé par les émanations de l’usine Kuhlmann toute proche. Croyez-vous que ce ne soit là que la description de temps anciens ? Aujourd’hui encore, Marseille c’est d’abord une odeur.

Charlie Bauer, Fractures d’une vie, Seuil, 1990, rééd. Agone, 2004.

Creative Commons License Marseille en images (http://www.marseille-images.com), développé par Résurgences, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité-Pas d’Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Plan du site
Site propulsé par accatone/resurgences
Tourisme Atlas
projet NetLab, politiques publiques, big data et sciences sociales
spacelike, une exploration visuelle du web de l'art contemporain